|
Marcher une semaine
dans le désert, c'est comme marcher une semaine hors du temps. Les vivres, l'eau
et le matériel sont transportés à dos de dromadaire et l'on s'oriente de puits
en puits. Rien n'a vraiment changé depuis l'antiquité, époque à laquelle déjà,
des caravanes traversaient le Sahara...
Alors que la caravane
progresse lentement en slalomant entre les dunes, le chant des chameliers rythme
les pas encourageant hommes et bêtes. En direction du Sud il n'y a plus que du
sable. Le Sahara !
Notre guide se protège
du soleil grâce à son grand cheich de nomade. Quand à comprendre comment il
s'oriente, c'est un mystère resté insoluble, même au bout d'une semaine de
marche dans ses pas !
Le dromadaire est bête
à manger du sable ! Mais en cas de petite fatigue ou d'ampoule, il ne vous
laissera jamais tomber. L'arrivée aux abords d'un puits profond alimenté par
éolienne est - enfin - l'occasion d'une douche. Si l'eau de certaines sources
est délicieuse, il faut ajouter de pastilles de Micropure à celle des puits pour
la rendent potable.
Si le repos de la
mi-journée est pour certains l'occasion d'une toilette attendue, pour d'autre
c'est le moment de se protéger les pieds contre les ampoules naissantes... C'est
aussi le temps de la préparation quotidienne du pain traditionnel, cuit sous la
cendre à même le sable. De la farine, de l'eau, du sel et quelques grammes de
levain...
Petite pause au sommet
d'une dune, l'occasion de se désaltérer et de faire quelques belle images. Les
photographes amateurs n'oublieront pas de protéger leur appareil photo dans un
sac en plastique...
On ne se sent jamais
seul dans le désert, pour preuves ces traces de canidé (?) relevées non loin du
campement. On découvre aussi fréquemment de petites roses des sables à la
surface d'anciennes dunes. Notre guide Beshire explique qu'en creusant un peu,
on peut en trouver qui pèsent plusieurs kilos.
Installer chaque soir
son petit bivouac au sommet d'une dune prend des airs de rituel... Ou comment se
retrouver ! Quand à la participation à la popote, elle est évidement
facultative, mais c'est aussi un moment privilégier pour questionner le guide.
Plus on récolte de
bois, plus la veillée autour du feu sera longue... Un plaisir rythmé de chants
traditionnels accompagnés à la flûte et au tambourin. Les bédouins du désert
sont tous musiciens, ils chantent en marchant... et ils continuent à chanter
alors que les trekkeurs fatigués sont déjà allé se coucher.
|